[Présidentielles 2017] Demandez le programme : la politique sociale

Je me suis très peu exprimé durant toute la campagne présidentielle car j’ai décidé de prendre du champ sur la politique nationale concentrant toute mon énergie sur ma commune de Tallard et sur les questions intercommunales jusqu’à la naissance de l’agglomération Gap-Tallard-Durance.
J’ai, pour la première fois depuis que je suis élu, décidé de ne parrainer aucun candidat (tous plus décevants les uns que les autres) et, à moins d’une semaine du premier tour, la campagne semble ne toujours pas avoir commencé.
À l’ère du « Like » et du tweet en 140 caractères, je vous propose de prendre le temps de nous pencher sur les propositions des candidats chaque jour jusqu’à vendredi. J’espère que cela vous aidera à choisir le Président pouvant répondre aux besoins de la France et des français.
Pour ma part, je vous indiquerai ce vendredi mon choix et les raisons de mon engagement.
Aujourd’hui, troisième grande question : la politique sociale. Vaste domaine qui englobe aussi bien l’assurance sociale que l’assistance publique, les services collectifs et de santé et la politique du logement. Voici mon analyse des propositions des 5 principaux candidats.

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Pour le candidat du Parti Socialiste, Benoît Hamon, la création d’un revenu universel en augmentant progressivement le montant mensuel du RSA et en élargissant le champ des personnes y ayant droit (18 à 25 ans : revenu d’existence) est une priorité. Il souhaite également revaloriser les minima sociaux et l’indice de la fonction publique et du SMIC de 10 %. Dans son programme, il propose d’inclure le temps consacré aux associations dans le calcul des droits à la retraite. En ce qui concerne la question du logement, il veut lancer un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, renforcer les sanctions à l’égard des communes qui ne respectent pas la loi en matière de mise à disposition de logements sociaux et mettre en place un système de protection pour les foyers en situation de précarité énergétique.

Jean-Luc Mélenchon souhaite, quant à lui, instaurer une allocation d’autonomie de 3 ans pour les jeunes de 18 à 25 ans sous réserve de suivre une formation qualifiante et sous conditions de ressources. Il veut également donner la liberté aux artisans, commerçants, indépendants, chefs d’entreprise et auto-entrepreneurs de s’affilier au régime général de la sécurité sociale plutôt qu’au RSI. En ce qui concerne les allocations familiales, il propose qu’elles soient versées dès le premier enfant. Pour lutter contre le non-recours aux droits sociaux et civiques, il préconise la simplification des démarches et critères. Le montant de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) doit être augmenté selon lui, de 700 à 1400 € pour faire face aux frais d’urgences. Au programme également : construire une prise en charge solidaire de la dépendance, financée par une mise à contribution des revenus immobiliers et des successions sur les gros patrimoines. Au niveau du logement, il demande l’interdiction des expulsions locatives sans solution de relogement. Le droit au logement doit être, selon lui, constitutionnalisé. Il prévoit également la construction de 200 000 logements publics et écologiques par an pendant 5 ans, le lancement d’un plan de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux. Il veut soutenir activement les projets d’habitat participatif et coopératif.

Pour sa part, Emmanuel Macron propose de généraliser les prestations sociales, accompagnées de droits et de devoirs, repérer les fraudes aux prestations sociales, accompagner vers un retour au travail en défendant un plan massif de requalification et augmenter de « près de 50% » le montant moyen de la prime d’activité. Il est également « favorable à une refonte du régime social des indépendants (RSI) » auquel il préfère un « régime universel de retraite indépendant du statut avec un système de points« . Il veut mettre les régimes de retraite au service du financement de l’emploi et d’activités économiques. La refonte de la Sécurité Sociale fait également partie de ses propositions. Il souhaite qu’elle ne dépende plus uniquement du travail . Enfin, il propose de favoriser la construction de logements à destination de la classe intermédiaire (personnes aux revenus trop élevés pour obtenir un logement social, mais trop faibles pour se loger au prix du marché). La réforme des APL et la création d’un bail mobilité avec des droits restreints pour le locataire figurent également au programme.

Avec le Front National, Marine Le Pen, propose de revaloriser le minimum vieillesse (ASPA) en France et Outre-Mer en conditionnant son obtention à la nationalité française ou à 20 ans de résidence en France. Elle veut également instaurer une Prime de Pouvoir d’Achat (PPA) à destination des revenus et retraites de moins de 1500 € par mois. Pour elle, les allocations familiales doivent être réservées aux familles dont un parent au moins est français. Elles doivent être revalorisées et indexées sur le coût de la vie. Toutes les aides sociales doivent être supprimées pour les fraudeurs récidivistes. En matière de logement, elle souhaite engager une politique volontariste de construction de logements universitaires, renforcer les sanctions pour les bénéficiaires de logements sociaux qui ne paient pas leurs loyers ou qui dégradent le logement et mettre à disposition la liste des bénéficiaires de ces logements dans les mairies. Toujours dans la même logique de préférence nationale, elle veut réserver prioritairement l’attribution de logements sociaux aux Français sans effet rétroactif. Autres propositions : la suppression de la prise en compte du patrimoine dans le calcul des APL et la revalorisation de 25 % les APL pour les jeunes jusqu’à 27 ans.

François Fillon, candidat des Républicains, souhaite, pour sa part, mettre en place une allocation sociale unique se substituant au RSA, aux APL et à sept autres aides sociales via un dossier et un guichet uniques avec obligation de résider régulièrement en France pendant deux ans pour accéder aux prestations sociales et mettre fin aux conditions de ressources des allocations familiales. Les régimes de retraites doivent, selon lui, être harmonisés avec la mise en place d’un système par points. Il prévoit également d’augmenter le montant des pensions de retraite du régime de base inférieures à 1000 € de 300 € par an et de 600 € par an les petites retraites. La réforme du RSI est au programme : il préconise la création d’une caisse d’assurance chômage spécifique pour faire supporter une partie du coût de la protection de la perte d’activité par les donneurs d’ordre et la création d’un statut juridique de prestataire indépendant irrévocable pendant trois ans. Pour la question du logement, il s’engage à prendre plusieurs mesures telles : la suppression de l’encadrement des loyers, la création d’une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer et des mesures facilitées pour résilier un bail, l’obligation de payer un supplément de loyer de solidarité dans le logement social et la baisse du plafond de ressources pour accéder à un logement social.

SOURCES :

Présidentielles 2017 & Politique sociale : résumé des programmes des candidats officiels, in Citizenpost [en ligne], consulté le 17 avril 2017.

Présidentielle 2017 – Comparateur de programmes, in Fondation iFRAP [en ligne], consulté le 17 avril 2017.


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